Deltell espère un nouveau départ

(Source: Radio-Canada)

Le nouveau chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Gérard Deltell, a participé dimanche à sa première activité publique depuis son couronnement à la tête du parti.

Des centaines de militants adéquistes l’ont chaleureusement accueilli à Saint-Lambert-de-Lauzon, en Beauce, à l’occasion du brunch familial de Noël du député adéquiste de la circonscription de Beauce-Nord, Janvier Grondin.

Gérard Deltell souhaite que l’ADQ reparte à neuf. Il entend également tirer un trait sur les récents déboires de la formation politique. Ces dernières semaines, l’ADQ a dû encaisser le départ de deux députés et la démission du chef, Gilles Taillon, à peine un mois après son élection à la tête de la formation politique.

« Les événements ont été douloureux pour tout le monde […] On ne jouera pas à l’autruche. Je l’ai dit publiquement […], mais maintenant, on sent qu’il y a un esprit de regarder en avant et de se ressaisir. Si je ne sentais pas cet esprit-là, si je ne voyais pas cet esprit-là actuellement avec ces centaines de gens qui sont avec nous aujourd’hui, on ne serait pas là. Au contraire, on est là, on s’est ressaisi et on regarde en avant », a-t-il affirmé.

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«Le réveil de l’ADQ: c’est en Beauce que ça commence!»

(Source: Canoe)

Gérard Deltell a choisi le comté de son bon ami Janvier Grondin pour effectuer sa toute première sortie partisane officielle à titre de chef de l’Action démocratique du Québec, hier avant-midi à Saint-Lambert-de-Lauzon.
Lors de son allocution, devant une centaine de partisans réunis pour un brunch familial, M. Deltell a demandé à tous ceux qui veulent un véritable changement au Québec à travailler à la reconstruction de l’ADQ.

«Pour ma première sortie publique comme chef de l’ADQ, cet événement ne pouvait être mieux choisi puisque la famille est au cœur des préoccupations de notre parti et que les Beaucerons savent ce que c’est de se retrousser les manches pour aller de l’avant», a-t-il déclaré.

Tant Gérard Deltell que le député Janvier Grondin ont insisté sur le point que le réveil de l’ADQ devait passer par une remobilisation de ses membres. «On ne peut pas mettre sur les épaules de Gérard toutes les responsabilités. Il faut que tous ceux qui croient aux valeurs de l’ADQ se manifestent pour nous aider à redresser la situation», a indiqué le député de Beauce-Nord.

«Partout au Québec, les adéquistes n’attendaient que cet appel pour se redresser, pour se ressaisir, et c’est ici en Beauce que ça commence», a lancé Gérard Deltell au grand plaisir des personnes présentes.

L’avenir du député Grondin
Est-ce que l’arrivée de Gérard Deltell à la tête de l’ADQ pourrait inciter le député Grondin, qui a annoncé son intention de ne pas se présenter aux prochaines élections, à changer d’avis? «Il reste encore trois ans au mandat actuel et je ne connais pas l’avenir plus que vous, a indiqué le principal intéressé. Actuellement, ma décision reste la même et c’est sûr que, député ou pas, je vais rester pour aider Gérard et l’ADQ».

Pour sa part, Gérard Deltell a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de faire des pressions pour inciter Janvier Grondin à se représenter. «C’est sûr que j’aimerais que Janvier se représente. Mais il s’agit d’une décision personnelle et peu importe ce que sera son choix, je vais la respecter».

Rappelons que le député de Beauce-Nord a été le premier à espérer une candidature de Gérard Deltell lors de la course à la chefferie de l’ADQ, mais que ce dernier avait décidé de ne pas se présenter.

«La soupe n’était pas prête à ce moment-là, a imagé M. Grondin. Mais à la suite de tout ce qui s’est passé au cours des dernières semaines, le fait qu’il soit maintenant notre chef est ce qui pouvait nous arriver de mieux à l’ADQ».

CHOI radio-x commente la première question de Deltell

Denis Gravel et Jérome Landry parle de la première question posée par Gérard Deltell comme chef de l’ADQ.Pour écouter cliquez ici.

Gérard Deltell à Radio-Pirate

Pour écouter, cliquez ici.

Le nouveau chef aura fort à faire pour sauver l’ADQ

(Source: Le Soleil)

Frédéric Denoncourt
Le Soleil

(Québec) Selon des observateurs, Gérard Deltell aura fort à faire pour sauver l’ADQ. Pour survivre, le nouveau chef devra en premier lieu donner une orientation claire à une formation politique qui a trop souvent louvoyé.

«C’est un bon communicateur, mais il a de l’ouvrage, ça va être difficile.» Professeur de science politique à l’Université Laval, Réjean Pelletier croit que Gérard Deltell devra rapidement trouver un moyen de rallier les militants derrière lui. Mais le nouveau chef devra avant tout situer clairement le parti sur l’axe gauche-droite, ce qui n’a encore jamais été fait. «Les adéquistes ne savent toujours pas trop où ils se situent entre le centre-droit et la droite plus nette, ni où ils s’en vont. Au départ, le parti était plus clairement à droite, mais Dumont avait reculé sur les bons d’éducation et le taux d’imposition unique par exemple. L’ADQ a toujours le même problème : on ne connaît pas son vrai visage.»

Deltell est-il l’homme pour relancer l’ADQ? L’ancien journaliste se définit lui-même comme un politicien de centre-droit, rappelle M. Pelletier. «Or, le centre-droit est déjà occupé par les libéraux. La position normale de l’ADQ serait d’être plus à droite que les libéraux.»

Les positions plus modérées de Deltell rendront aussi le retour au bercail d’Éric Caire plus difficile, poursuit M. Pelletier.

Pour Jean-Hermann Guay, politologue à l’Université de Sherbrooke, l’ADQ «est aux soins intensifs», mais rien n’est perdu. «Deltell a un très gros défi. Ça va prendre de l’audace. Il devra prouver qu’il peut redéfinir l’ADQ, que ce n’est plus le parti de Mario Dumont.»

À court terme, le nouveau chef doit ramener l’harmonie dans un parti qui se déchire sur la place publique depuis des semaines, continue M. Guay, qui est également d’avis que l’ADQ doit simplifier son message si elle veut redevenir une force politique. «Les adéquistes ont joué sur tellement de tableaux que le message n’a pas été clair. Ils ont mal ciblé leur discours. Il leur faut un message plus simple sans être trop à droite.»

Dans l’analyse de Frédéric Boily, professeur de science politique à l’Université de l’Alberta et auteur du livre Mario Dumont et l’Action démocratique du Québec : entre populisme et démocratie, les cafouillages de l’ADQ depuis le départ de Mario Dumont ne doivent pas faire oublier que la droite a encore ses ancrages au Québec. Et que si l’ADQ disparaissait, un nouveau parti de droite pourrait bien émerger. «Il y a un vieux fond conservateur au Québec, qui représente entre 20 et 25 % des électeurs. Il y a donc une possibilité pour le parti de reprendre pied, mais ça va être extrêmement difficile.»

Les adéquistes ont tout intérêt à faire preuve de patience envers celui qui vient d’être propulsé sans débat à la tête du parti. «Deltell est un bon coup, mais tout chef a besoin de temps. Dans une course à la chefferie, il aurait pu peaufiner ses idées. Sa première tâche sera de ramener Éric Caire. S’il ne réussit pas, ce sera extrêmement difficile pour lui.»

Gérard Deltell à CHOI radio -X

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Gérard Deltell au 98.5 fm avec Benoit Dutrizac

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