Double défi pour Deltell en 2010

Éditorial de Gilbert Lavoie, journal Le Soleil

(Québec) La démission surprise du député péquiste Camil Bouchard annonce un double défi pour le chef de l’ADQ, Gérard Deltell, en 2010. Avec le départ probable du libéral David Whissell, en janvier, c’est non pas une mais deux élections complémentaires qui nous attendent d’ici le mois de juin. L’ADQ peut-elle se permettre de ne pas présenter de candidats à ces élections?

Sous Mario Dumont, les adéquistes avaient été critiques par rapport à la décision libérale de ne pas présenter de candidat contre Pauline Marois dans Charlevoix aux élections partielles du 24 septembre 2007. Les libéraux avaient prétexté la tradition parlementaire qui veut que le gouvernement donne une chance au chef non élu d’un parti d’opposition de faire son entrée à l’Assemblée nationale. Derrière ce prétexte se cachait une autre raison : Jean Charest savait qu’il n’avait aucune chance de l’emporter dans cette circonscription représentée depuis longtemps par le péquiste Rosaire Bertrand.

La situation de l’ADQ est différente : le parti traîne une lourde dette de 600 000 $ depuis le départ de Mario Dumont. L’ancien chef a signé un bail coûteux pour loger la permanence à Montréal. Un bail qu’il est impossible d’annuler. Pire encore : les contributions financières au parti ont fondu comme neige au soleil pendant les querelles entre Gilles Taillon et Éric Caire qui ont marqué la course à la direction.

Bref, c’est un parti moribond dont a hérité Gérard Deltell. Un parti dont il faut rebâtir la base militante et les finances. Vaut-il la peine de présenter des candidats aux prochaines élections complémentaires si on n’a pas de chances de l’emporter? Ne serait-il pas plus utile de consacrer les maigres ressources qui restent à rebâtir le parti?

En 2007, Québec solidaire n’avait pas présenté de candidat contre Pauline Marois. Françoise David avait fait valoir que le parti n’avait même pas d’association formelle dans cette circonscription. Les membres avaient décidé de passer leur tour et de concentrer leurs efforts sur la préparation des élections générales. De toute manière, Québec solidaire avait eu à peine 2 % des voix aux élections précédentes dans Charlevoix.

Ce n’est pas le cas de l’ADQ pour les élections complémentaires à venir. En 2007, les adéquistes ont obtenu 34 % des voix dans Vachon, et près de 30 % dans Argenteuil. Ce score a chuté respectivement à 13,6 % et à 11 % en décembre dernier lors de la débandade de l’ADQ. Mais l’histoire prouve qu’il s’agit là de deux circonscriptions où un parti en santé pourrait causer des surprises.

En 2003 et en 2007, le péquiste Camil Bouchard a été élu par la peau des dents avec des majorités d’un peu plus de 200 voix dans Vachon. Dans Argenteuil, David Whissell a vu sa majorité de 6738 voix baisser à 2119 en 2007 et plafonner à 3490 en 2008. Il est improbable que l’ADQ, dans son état actuel, parvienne à faire élire un député dans ces circonscriptions en 2010. Mais un candidat solide et un contexte favorable pourraient démontrer que le parti est encore capable d’aller chercher 18 % des voix, comme c’était le cas sous Mario Dumont avant 2007.

«Être ou ne pas être?» Question terrible s’il en est une. «Les absents ont toujours tort», dit-on souvent. Un résultat honorable dans des élections partielles démontrerait aux militants et aux observateurs que l’ADQ pourrait reprendre sa place aux élections générales. Mais faire campagne sans moyens et sans candidats sérieux risque de faire la preuve que le parti n’a pas d’avenir.

Pas facile d’être chef, n’est-ce pas mon Gérard?

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Limite d’alcool au volant à .05:Le PQ et l’ADQ s’opposent

(Source:LCN)

(Presse canadienne) – Le Parti québécois et l’Action démocratique entendent s’opposer à la mesure qui fait passer de .08 à .05 la limite légale d’alcool dans le sang pour conduire un véhicule.

Au Parti québécois, on estime que cette mesure préconisée par la ministre des Transports, Julie Boulet, va trop loin. En entrevue au Journal de Montréal, la députée péquiste Agnès Maltais dit douter de l’efficacité de cette mesure. Elle prétend que le gouvernement ne «frappe pas à la bonne place». Mme Maltais souligne que les policiers sont déjà fort occupés, à tel point qu’ils ont de la difficulté à faire appliquer l’interdiction du cellulaire au volant.

À l’ADQ, le député Janvier Grondin rappelle aussi que les policiers ne sont déjà pas assez nombreux pour attraper les automobilistes délinquants qui dépassent largement le .08. Pour le député indépendant et ex-adéquiste Marc Picard, cette décision n’a pour but que de collecter des amendes supplémentaires.

Selon la Table québécoise de la sécurité routière, qui a proposé la mesure, l’abaissement de la limite d’alcool à .05 permettra d’éviter de 40 à 45 décès par année.

Donner au PLQ «augmente les chances d’avoir un contrat»

(Source :Cyberpresse)

La Presse Canadienne
Québec

Les entreprises qui se montrent généreuses envers le Parti libéral du Québec (PLQ) augmentent leurs chances d’obtenir des contrats du gouvernement, selon l’Action démocratique.

«On voit que ceux qui donnent au Parti libéral retirent la plus grande part du gâteau. C’est les chiffres qui disent ça», a soutenu mercredi la leader parlementaire de l’ADQ, la députée Sylvie Roy, en conférence de presse.

En compilant des données obtenues du ministère des Transports, grâce à la Loi d’accès à l’information, l’ADQ a calculé que depuis 2003 Québec avait octroyé 459 contrats, pour une valeur totale de 240 millions $, qui ne respectaient pas l’obligation de procéder par appel d’offres.

Par recoupements, l’ADQ a cherché à calculer quelle proportion des entreprises ayant obtenu ces contrats avaient contribué financièrement au PLQ.

 On en est venu à la conclusion que 150 millions $ des 240 millions $ de contrats octroyés avaient été offerts à des entreprises donatrices au parti au pouvoir.

Mme Roy estime que cela ne peut être «le fruit du hasard» et que, de toute évidence, les chiffres démontrent une tendance à la hausse dans l’octroi de contrats de gré à gré.

La députée adéquiste est revenue à la charge une fois de plus pour revendiquer la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction.

D’après les documents obtenus par l’ADQ, le nombre de contrats accordés sans appel de soumissions serait passé de 277 en 2003-2004 à 574 en 2005-2006.

Mme Roy souligne que le gouvernement ne peut invoquer l’urgence d’agir pour enfreindre les règles à tout moment.

Les données obtenues par l’ADQ indiquent aussi que la valeur des contrats sans appel d’offres a bondi. Alors que le contrat moyen sans appel de soumissions était d’une valeur de 290 000 $ en 2007-2008, la moyenne se situait à 430 000 $ pour les six premiers mois de l’année en cours.

La ministre des Transports, Julie Boulet, a réagi par voie de communiqué, en qualifiant de «mensongères» les allégations de Mme Roy.

«Alors que les investissements routiers atteignent des niveaux historiques, la proportion de contrats attribués de gré à gré a diminué de 40,3 pour cent à 23,4 pour cent entre 2002-2003 et 2008-2009», a fait valoir la ministre Boulet.

«Pour cette période, le nombre total de contrats accordés est passé de 1578 à 4089, et leur valeur, de 1,1 milliard $ à 2,6 milliards $. Une comparaison sérieuse doit se faire à la lumière de cette information», a-t-elle ajouté.

PLQ et contrats: les explications d’Alexis Deschênes.

Sur LCN.Pour voir le vidéo , cliquez ici

Donner au PLQ augmente les chances d’avoir un contrat (ADQ)

(Source: Canoe)

Les entreprises qui se montrent généreuses envers le Parti libéral du Québec (PLQ) augmentent leurs chances d’obtenir des contrats du gouvernement, selon l’Action démocratique.

 En compilant des données obtenues du ministère des Transports, grâce à la Loi d’accès à l’information, l’ADQ a calculé que depuis 2003 Québec avait octroyé 459 contrats, pour une valeur totale de 240 millions $, qui ne respectaient pas l’obligation de procéder par appel d’offres.

Par recoupements, l’ADQ a cherché à calculer quelle proportion des entreprises ayant obtenu ces contrats avaient contribué financièrement au PLQ.

On en est venu à la conclusion que 150 millions $ des 240 millions $ de contrats octroyés avaient été offerts à des entreprises donatrices au parti au pouvoir.

La leader parlementaire de l’ADQ, la députée Sylvie Roy, estime que cela ne peut être «le fruit du hasard» et que, de toute évidence, les chiffres démontrent une tendance à la hausse dans l’octroi de contrats de gré à gré.

D’après les documents obtenus par l’ADQ, le nombre de contrats accordés sans appel de soumissions serait passé de 277 en 2003-2004 à 574 en 2005-2006.

Mme Roy souligne que le gouvernement ne peut invoquer l’urgence d’agir pour enfreindre les règles à tout moment.

Les données obtenues par l’ADQ indiquent aussi que la valeur des contrats sans appel d’offres a bondi. Alors que le contrat moyen sans appel de soumissions était d’une valeur de 290 000 $ en 2007-2008, la moyenne se situait à 430 000 $ pour les six premiers mois de l’année en cours.

Deltell à Christiane Charette

Pour écouter, cliquez ici

Lévesque président de l’ADQ

(Source: Le Soleil)

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) Ex-député de Lévis et aspirant chef défait, Christian Lévesque est le nouveau président de l’Action démocratique du Québec (ADQ).

Approché par le chef Gérard Deltell il y a deux semaines, M. Lévesque a finalement accepté l’offre qui lui a été faite. Sa nomination a été entérinée par l’exécutif du parti, hier soir.

«Je vois cela comme un très beau défi, a commenté le principal intéressé au Soleil, hier. Il faut être prêt pour les élections dans trois ans. On veut reconquérir le coeur des gens par notre programme, notre idéologie et notre ardeur au travail.»

Bien qu’écarté au premier tour de la course à la direction, en octobre, M. Lévesque était parvenu à mettre sur pied une organisation respectée par ses adversaires.

Son chef n’a pas caché sa satisfaction à le voir réintégrer l’équipe. «Il a fait la démonstration qu’il peut rassembler les gens autour de lui, a commenté Gérard Deltell. Pour nous, c’est un atout majeur.» Le chef de l’ADQ planche actuellement sur une tournée du Québec pour aller rencontrer les militants en janvier et février.

Retourner chaque pierre

Le nouveau président de la formation entend retourner chaque pierre pour s’assurer que le parti travaille de façon plus efficace. Il veut d’abord revoir la structure de l’organisation, et y apporter quelques changements.

M. Lévesque refuse de s’avancer sur l’avenir de l’actuel directeur général du parti, Jean L’Écuyer. Un poste que l’ex-chef Gilles Taillon voulait occuper lui-même à mi-temps.

Selon nos informations, il n’est pas impossible que M. Lévesque occupe aussi la fonction de directeur général. «Ma priorité est de nous redonner un cadre, affirme M. Lévesque. Tout va être réévalué. Notre premier devoir est d’unir le parti, et après, on va se donner des objectifs de six mois en six mois.»

M. Lévesque ne sait pas à quoi Gilles Taillon a référé dans sa sortie sur les «éléments troublants» dans le financement de l’ADQ. Il veut se mettre le nez dans les livres du parti pour en avoir le coeur net.

«Pour l’instant, il n’y a rien qui a été trouvé, indique-t-il. Mais je vais pouvoir voir les chiffres de plus près au cours des prochaines semaines. Je vais vérifier toute la comptabilité.»

À la présidence de l’ADQ, Christian Lévesque succède donc à Mario Charpentier, qui a démissionné dans la controverse après des révélations de TVA qui ont jeté un doute sur sa neutralité pendant la course à la direction.

Même si les nouveaux chef et président sont de la région de Québec, il n’est pas question de déménager la permanence du parti dans la capitale. Un bail de cinq ans a été signé pour les locaux de la rue Saint-Maurice, au centre-ville de Montréal